La cigarette électronique, le comment et le pourquoi

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La cigarette électronique est un dispositif simple.

Parfois il n’y a qu’un seul bouton. Comment, dans ces conditions, pourrait-elle être compliquée ? Tout simplement parce que derrière ce bouton, il y a de l’électricité, de la chimie et des lois physiques. L’idée n’est pas de vous faire revenir dans le cours de sciences physiques de Madame Delcourt, votre prof de sixième mais de profiter au maximum de votre cigarette électronique.
Dans un premier temps, nous verrons le fonctionnement de la cigarette électronique, ce qui se passe dedans quand vous aspirez. Nous verrons ensuite pourquoi la cigarette électronique fonctionne aussi bien pour remplacer la clope traditionnelle. Nous verrons aussi les différents avantages de la cigarette électronique par rapport aux tueuses.

Concept de base

Quel que soit le modèle de batterie ou de clearomiseur, c’est toujours la même chose qui se passe en appuyant sur le bouton. Ce dernier active un circuit électrique qui va permettre de chauffer le fil résistif de la résistance qui est entouré de coton. On est sur des températures très élevées, au-delà des 200°. Heureusement, dans des bonnes conditions, le coton baigne dans l’e-liquide qui joue un rôle rafraîchissant. Mais élevé à une telle température, l’e-liquide change d’état et se transforme en vapeur. C’est bien entendu cette vapeur qui sera aspirée par l’utilisateur. Il faut bien comprendre que lorsque le bouton est activé, que le courant passe et que l’évaporation a lieu, le coton de la résistance s’assèche. Jamais le coton ne s’imbibera plus vite, ou au moins aussi vite, que le liquide sera vaporisé, même avec la meilleure capillarité, la meilleure absorption. Donc, en appuyant sans relâche sur le bouton, le liquide finit par être totalement vaporisé. Et à ce moment là, une aspiration peut être décrite comme étant de très désagréable à franchement ignoble. C’est très chaud, ça a un goût de brûlé. Ça a un nom : le dry hit. On peut avoir des fuites, des trucs un peu pénibles avec certains clearomiseurs mais l’ennemi numéro un de l’utilisateur de la cigarette électronique, c’est le dry hit. Avec un coton toujours imbibé, ils ne sont pas censés avoir lieu. Pour les éviter, trois règles.
La première, c’est d’avoir un clearomiseur plein. Ça tombe un peu sous le sens mais quand on débute, on peut en oublier l’essentiel. Ensuite, il convient de laisser un peu de temps entre chaque aspiration. Depuis que la cigarette électronique existe, les résistances n’ont cessé de s’améliorer mais il ne faut pas leur demander l’impossible. Il faut bien comprendre la mécanique des montées en température. Lors d’une première aspiration, le fil résistif atteint très vite les 200 degrés. En reprenant une bouffée immédiatement, il n’y a pas de redescente de la température et tout va monter encore plus haut et ainsi de suite. La vaporisation se fera alors plus rapidement et les risques de dry hit seront multipliés. Avec la vape, on peut prendre son temps : on n’est pas dans un train à une gare où il faut cloper le plus vite possible pour ne pas devoir jeter la cigarette au signal sonore du TGV qui repart. Dernière règle : la résistance doit être en bon état. 95% des problèmes d’une cigarette électronique proviennent de ce tout petit dispositif (les 5% restants étant en général un problème de pyrex cassé). Nous vous invitons vivement à voir l’intérieur d’une résistance usagée. Le coton devient sombre et le fil résistif accumule une couche de particules noirâtres. Inutile de dire qu’on est bien loin de la mécanique de précision d’une résistance neuve. Dans ce cas, le coton n’est plus que l’ombre de lui même, du liquide peut tomber dans la cuve sur laquelle elle est fixée et ce sont les chutes du Niagara par l’airflow. Le goût est inévitablement altéré et il se peut même que le circuit électrique ne soit plus fermé. Sur une box, ces résistances usagées peuvent même ne pas être détectées, l’écran indiquant une valeur résistive de 0,0 ohm. Là, évidemment, il n’y aura même pas de vaporisation.

Dynamiques des fluides

Maintenant que nous avons vu les mouvements de liquides, il convient aussi de comprendre les mouvements d’air. Idéalement, celui-ci doit avoir lieu dans un seul sens. A l’aspiration de l’utilisateur, une dépression se créera et l’air va passer dans l’airflow. Cette circulation d’air va permettre à la vapeur de monter jusqu’en haut. Pour comprendre le mécanisme assez simple somme toute, il faut imaginer le mécanisme d’une paille dans laquelle on aspire et qui permet au liquide de monter. Beaucoup d’utilisateurs aiment aussi faire l’inverse et souffler dans le drip tip pour obtenir une vapeur qui passe par l’airflow. C’est parfois joli. Mais c’est loin d’être une bonne idée. Pour reprendre l’exemple de la paille, voyez ce qui se passe lorsque l’on souffle dedans. L’air de vos poumons va bousculer ce qui est au fond du verre. C’est un chaos et c’est à peu près la même chose au niveau de la résistance. Le verre n’étant pas un endroit fermé, ça fait simplement des bulles. Mais au fond d’un clearomiseur, le liquide cherchera à passer par tous les endroits possibles. Le moindre petit défaut dans un joint se paiera cash ; et l’airflow va probablement laisser perler quelques gouttes.
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Istick basic
Tout ceci, c’est bien mais à quel moment une cigarette électronique est-elle plus intéressante qu’une cigarette traditionnelle. Relisez les paragraphes ci-dessus. Pas à un seul moment il n’a été question de fumée. Uniquement de vapeur. Car il ne s’agit pas de combustion mais de vapeur et ça change absolument tout chimiquement. Cela signifie qu’il n’y a pas de monoxyde de carbone ou de goudrons. Et entre la composition chimique des e-liquides et celles des cigarettes, ce n’est pas un fossé mais plusieurs chaînes de montagne et tout autant de ravins. En plus des goudrons et du monoxyde de carbone, on trouve des particules qui font tout simplement peur rien qu’à l’énoncé de leur nom : arsenic, plomb, mercure, cadmium, pyrène, polonium 210, ammoniac, méthanol, benzopyrène… Ce n’est que la partie supérieure de l’iceberg, ce sont plus de 6.000 molécules que l’on trouve dans une clope. Et on a encore des articles pour affirmer que l’e-cigarette est plus dangereuse que la clope ! La clope, c’est un fumeur sur deux qui va mourir. Il faut imaginer une partie de roulette russe avec trois balles au lieu d’une. Bien évidemment, la partie dure quelques décennies.
La cigarette électronique va remplacer de façon astucieuse ce que recherche le fumeur sans évidemment toutes les saloperies qui composent une clope. Dans un premier temps, le cerveau aura sa nicotine ; la nicotine est la molécule addictive par excellence dans la clope. L’addiction est probablement renforcée par d’autres molécules. Des milliers de pages d’études sont consacrées au sujet et ce n’est pas ce guide qui va donner des réponses péremptoires à ce propos. Mais on peut dire que globalement, la nicotine que l’on trouve dans la cigarette électronique arrive à se substituer à celle que l’on trouve dans la clope. Il lui faut une minute pour arriver au cerveau alors qu’avec une cigarette traditionnelle, il faut sept secondes. Pour vous rendre compte de l’efficacité de la clope, il faut savoir que c’est deux fois plus rapide que les effets d’une intraveineuse. Une belle optimisation proposée par l’industrie de la clope…

Un dosage de nicotine précis

Ensuite, la cigarette électronique va générer un hit au moment du passage en gorge.C’est la contraction du larynx. C’est au contact de la nicotine que cet organe réagit. Il n’est pas étonnant que la même molécule ait le même effet que ce soit avec une cigarette électronique ou avec une tueuse. Concrètement, au moment de l’aspiration, un petit choc va se produire dans la gorge. C’est le hit. C’est provoqué par la nicotine.
Et là, on comprend que le passage dans un taux de nicotine peut être un petit peu plus complexe que le passage du 16 au 12, du 12 au 6 ou encore du 6 au 3. Le cerveau n’a plus sa nicotine et il n’y a plus de hit en gorge. Mais alors que c’est si difficile de programmer une baisse de nicotine avec une clope, ça devient beaucoup plus précis avec l’e-cigarette. Parce que même si le fabricant de votre liquide préféré n’a pas exactement le dosage que vous souhaitez, la solution des mélanges est tout à fait réalisable. En mélangeant un liquide en 6 et un autre en 0, vous obtenez du 3, à proportion égale. A partir du 3 et du 0, on tombe sur du 1,5. C’est très léger mais la division par deux peut aller loin pour toujours s’assurer un minimum de nicotine. Sachez également que le matériel a aussi une importance dans le taux de nicotine. Plus le matériel sera efficace, moins vous aurez besoin d’un taux de nicotine élevé. C’est presque mécanique. On commence à vaper sur du 12, en général, avec des Mini Nautilus ou des Aerotank. On arrête la clope avec ce genre de dispositif. Puis on peut faire évoluer son matériel avec du Subtank ou du Toptank. Le passage au 6mg de nicotine est naturel. Ce matériel étant plus efficace, le hit sera plus grand à aspiration égale. C’est donc totalement naturellement que la consommation de nicotine baisse et que l’on se dirige vers une vape « plaisir ».
Cigarette électronique
Enfin, la cigarette électronique va également proposer une gestuelle. Très clairement, ce n’est pas du tout la même qu’avec la clope. On appuie sur un bouton. On aspire. On ne tient pas sa cigarette entre l’index et le majeur mais entre index / majeur et pouce, le doigt opposable ou dans le poing, dans le cas d’une box.Bref, c’est différent mais on a son hochet que l’on tripatouille occasionnellement ou toute la journée.
Accessoirement, la cigarette électronique est aussi sociale. Le vapoteur n’est plus exclu du club des fumeurs qui sortent de leurs bureaux pour aller cloper. Bien entendu, dans ce cas, il s’expose au tabagisme passif. On constate tout de même de vraies migrations au sein des mêmes compagnies, de la clope traditionnelle vers la cigarette électronique. Un membre de l’entreprise commence par vaper ; ça intrigue, ça sent bon et dans les magasins, ça donne ça : « deux collègues s’y sont mis, ils ont arrêté de fumer, l’odeur est agréable… ». Une fois de plus, l’e-cig est un phénomène qui vient de la base, pas quelque chose d’imposé par des grandes compagnies. Ça marche et ça dérange pas mal de lobbys (tabac, pharma et paradoxe ultime, certains groupes de lutte contre le tabagisme qui ont fait de ce combat noble un joli fond de commerce. Ce n’est pas le groupe le plus puissant mais ça parasite fortement les intentions des professionnels de la vape, nobles aussi mais sans arrière-pensées).

Plus facile qu'on ne le croit

La clope remplacera donc la cigarette traditionnelle assez facilement. Plus facilement que vous le croyez en tout cas. Et il y a plein de petits à-côtés sympathiques auxquels on ne pense pas forcément au départ quand on pense uniquement à la santé. On une dizaine de jours, on retrouve l’odorat, le goût, du souffle. Vos animaux qui s’éloignaient à l’allumage d’une clope reviennent. Faut-il parler des odeurs de tabac froid qui s’incrustent dans les vêtements, dans les rideaux, dans chaque petit recoin de la maison ? La liste peut être longue, que l’on aborde tous les aspects de la santé, de la qualité de vie ou l’aspect financier. Ah oui, il y a ça… L’argent. Dans tous les cas, on est gagnant et le premier achat, celui où l’on se procure le matériel est souvent rentabilisé en deux semaines. Le fumeur impulsif atteindra la rentabilité plus rapidement. Voici d’ailleurs quelques exemples pertinents du matériel à utiliser en fonction de la consommation quotidienne de tabac.
Fumeur occasionnel (inférieur à 10 cigarettes / jour) : Batterie cylindrique 650 à 900 mAh / Clearomiseur CE5 ou Aerotank. Le kit tout en un Istick Basic peut aussi s’avérer pertinent.
Fumeur régulier (Entre 10 et 20 cigarettes / jour) : Batterie cylindrique supérieure à 1100 mAh ou petite box / Mini Nautilus. Le kit tout en un Subvod fonctionnera très bien.
Fumeur impulsif (plus de 20 cigarettes / jour) : Box de type iStick 40 watts ou supérieur ou Evic VTC Mini / Toptank ou Subtank.
Fumeur qui a envie d’impressionner ses collègues de travail : Cuboid / Cleito Et n’oubliez pas d’aller jeter un coup d’œil à notre guides des accessoires pour comprendre le fonctionnement de chaque partie de la cigarette électronique, dans ses moindres détails.