Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les résistances

On ne choisit pas sa résistance, c’est la résistance qui vous choisit ou plus exactement la résistance qui désigne le clearomiseur dans lequel vous avez investi. Enfin, dire qu’on ne choisit pas sa résistance, c’est aller un peu vite tout de même. Le fait d’avoir opté pour un clearomiseur précis vous oblige à prendre des résistances compatibles. Mais il reste à l’utilisateur une belle marge de manœuvre entre la valeur résistive, le type de fil résistif ou même la possibilité de construire sa résistance soi-même.
Mais revenons aux fondamentaux. Qu’est-ce qu’une résistance dans un circuit électrique ? C’est un filtre qui va plus ou moins s’opposer au passage d’un courant, elle va le pondérer. Le coup de génie de la cigarette électronique, c’est d’avoir pris ce dispositif et d’avoir mis du coton à l’intérieur de ces spirales. C’est un coup double : c’est le même objet qui va réguler la tension et capter le liquide pour le vaporiser. Toutes les cigarettes électroniques n’ont pas toujours eu des résistances de ce genre mais celles que l’on connaît actuellement fonctionnent de la sorte. Qu’il s’agisse des résistances pour Ego One, Subtank, Nautilus ou même les résistances que l’on fabrique, celles que l’on place dans les reconstructibles, le principe reste le même à de très rares exceptions près.
Mais quelle que soit la valeur résistive, la marque, le métal qui compose la résistance, le mode de fonctionnement est toujours le même. Un guide sur toutes les résistances s’applique donc à de très nombreux modèles de cigarettes électroniques. Voici donc les 10 commandements des résistances, les tables de la loi.

 

les 10 commandements des résistances

I. Une fois toutes les trois semaines de résistance tu changeras.

Au grand maximum. Avec des Ego One, on peut même préconiser un changement de ce dispositif toutes les deux semaines. Idéalement, on en change le plus possible.

II. Au moindre goût parasite, de résistance tu changeras.

Même si vous n’êtes pas arrivé aux deux ou trois semaines. La résistance a sans doute pris un coup de chaud à un moment donné. Il faut en changer.

III. La signification des valeurs résistives tu connaîtras.

La plus basse est la plus forte. En gros, une résistance de 0,5 Ω envoie plus qu’une autre en 1 Ω. Par défaut, commencez par les valeurs résistives les plus hautes ; s’il y a une frustration, changez pour du sub-ohmique. Les clearomiseurs actuels proposent souvent deux résistances dans la boite lors de l’achat.

IV. La plage des watts des constructeurs, tu respecteras.

Les fabricants de clearomiseurs et donc de résistances fournissent toujours une plage d’utilisation de cet accessoire. Entre 8 et 12 watts, 15 et 40 watts, 40 et 60 watts… Réglez vos box entre ces deux valeurs pour ménager cette résistance.

V. Regardez la rue en traversant avec votre résistance. 

Ok, c’est un peu hors-sujet mais ça va être compliqué de trouver dix vrais commandements.

VI. Les nouveautés tu testeras.

Même les clearomiseurs anciens bénéficient d’une seconde jeunesse avec l’arrivée de nouvelles résistances, montées différemment (verticalement plutôt qu’horizontalement par exemple), avec un nouveau métal compatible avec le contrôle de température. Testez : les constructeurs ne proposent pas de nouvelles choses pour le plaisir de sortir une nouveauté. Chacune est pertinente.

VII. Au reconstructible tu t’intéresseras.

« C’est compliqué, il faut être minutieux ». C’est souvent ce que l’on entend à propos du reconstructible. Quand on voit qu’il existe des atomiseurs composés de plus de quarante pièces, cette idée reçue semble valide. Seulement, tout n’est pas non plus d’une totale complexité avec tous les modèles. Les Subtanks Mini par exemple sont enfantins à monter. Et d’une manière générale, mettre les mains dans ce domaine aide à mieux comprendre le fonctionnement d’une cigarette électronique en général et ce qui se passe dans la résistance.

VIII. Tu ne forceras point.

Après avoir eu des fuites, ça peut encore arriver avec certains matériels, on peut avoir un mauvais réflexe : serrer comme un furieux. C’est la plus mauvaise idée qui soit. En général, ça n’arrange rien et ça peut aggraver les choses en détériorant le pas de vis.

IX. Tu n’avaleras point ta résistance.

C’est toujours bon de le rappeler. Je suis déjà surpris que Bruxelles ne nous ait pas imposé un pictogramme rappelant que l’ingestion de résistance peut être difficile à digérer.

X. Le coton, tu imbiberas.

Ce n’est pas toujours possible mais lorsque l’on a une belle exposition du coton, qu’il est très visible, on peut avant de mettre la résistance dans le socle placer une petite goutte de liquide sur le coton. Elle sera absorbée immédiatement et cela accélérera le processus. Cela n’exclut pas l’attente des cinq minutes habituelles, cela optimisera l’opération d’humidification. Typiquement, cette manipulation est aisée sur les résistances des Subtank, SSOCC ou OCC.
Pour bien comprendre la cigarette électronique et ses limites, il faut vraiment comprendre ce qui se passe à l’intérieur de la résistance et comprendre l’humidification. Sec, le coton va délivrer un goût atroce et il convient de toujours faire en sorte d’avoir une bonne circulation de liquide. Lorsque vous aurez sous la main une résistance usagée, je vous invite vivement à l’ouvrir pour voir ce qu’il y a à l’intérieur. Le coton sera fortement noirci, le fil résistif peut même être carboné dans les cas les plus extrêmes. Inévitablement, on comprend que la circulation de liquide est moins évidente et que le goût forcément altéré, c’est le moins que l’on puisse dire.